L'Assemblée générale des Nations unies s'ouvre ce mardi à New York dans un climat de forte instabilité internationale. Au cœur des débats, la confrontation directe entre les États-Unis et l'Iran, ainsi que les répercussions économiques mondiales liées au blocage du détroit d'Ormuz, cristallisent les inquiétudes des chancelleries.
Une tribune sous haute tension pour Téhéran
Le président iranien Massoud Pezeshkian a confirmé son déplacement à New York, marquant sa première apparition de haut niveau sur le sol américain depuis le déclenchement des hostilités en février dernier. Avant son départ, le dirigeant a réaffirmé sa volonté de défendre fermement les positions de son pays face à ce qu'il qualifie d'injustices internationales. Son intervention à la tribune de l'ONU, prévue mercredi, sera scrutée pour mesurer la capacité de Téhéran à maintenir sa ligne diplomatique malgré la pression militaire et économique exercée par Washington.
La navigation dans le détroit d'Ormuz au centre des préoccupations
Parallèlement aux discours, la diplomatie s'active en coulisses pour sécuriser les routes maritimes. La France a annoncé travailler sur un projet de résolution au Conseil de sécurité visant à garantir la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz. Cette initiative intervient dans un contexte de blocage persistant, alors que des tentatives précédentes avaient échoué face aux vetos de la Russie et de la Chine. La sécurisation de ce passage stratégique est devenue un enjeu majeur pour l'économie mondiale, directement impactée par les fluctuations des prix du pétrole et du gaz.
Donald Trump face à ses contradictions
De son côté, le président américain Donald Trump arrive à cette assemblée dans une position complexe. Alors qu'il a régulièrement critiqué l'inefficacité de l'ONU, il doit désormais gérer l'enlisement du conflit qu'il a initié contre l'Iran, lequel pèse lourdement sur son impopularité à l'approche des élections de mi-mandat. Son agenda new-yorkais est chargé : outre son discours, il doit officialiser un accord avec le Danemark concernant le Groenland, s'entretenir avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, et rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky pour évoquer la poursuite de la guerre avec la Russie.