À Lisbonne, la discothèque K Urban Beach au cœur d'une nouvelle polémique pour des pratiques racistes

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 26 lectures
À Lisbonne, la discothèque K Urban Beach au cœur d'une nouvelle polémique pour des pratiques racistes

Une vidéo publiée par un créateur de contenu américain a relancé le débat sur les pratiques discriminatoires au sein de la discothèque K Urban Beach, située à Lisbonne. Les images montrent un agent de sécurité tenant des propos ouvertement racistes et imposant des tarifs arbitraires à des clients noirs, illustrant une problématique récurrente dans cet établissement de la capitale portugaise.

Des témoignages de discrimination systémique

Le récit du vidéaste américain, qui s'est vu refuser l'accès à l'établissement après s'être fait réclamer une somme exorbitante de 250 euros, met en lumière un mode opératoire bien identifié. Selon son témoignage, le vigile a justifié le refus d'entrée par des propos explicitement racistes, tout en pratiquant une tarification à la tête du client. Ce cas n'est pas isolé : de nombreux avis en ligne et signalements font état de refus d'accès basés sur l'origine ethnique, confirmant une tendance dénoncée par les usagers depuis plus d'une décennie.

Un passif judiciaire et social lourd

L'ONG SOS Racismo, par la voix de son dirigeant José Falcão, souligne que les plaintes contre le K Urban Beach s'accumulent depuis 2013. L'établissement a déjà été au centre de scandales retentissants, notamment en 2014 avec l'athlète olympique Nelson Évora, et en 2017 lors de l'affaire dite « Ruben », qui avait conduit à une fermeture administrative temporaire ordonnée par le ministère public. Malgré ces sanctions, les comportements discriminatoires et les épisodes de violence signalés devant l'établissement semblent perdurer.

L'impunité en question

La persistance des activités de la discothèque, malgré la récurrence des accusations, soulève des interrogations sur la réponse des autorités portugaises. José Falcão pointe du doigt une forme de deux poids, deux mesures, s'étonnant que cet établissement puisse maintenir ses portes ouvertes alors que d'autres lieux de divertissement, situés en périphérie, subissent des fermetures immédiates pour des incidents bien moindres. Cette situation alimente un sentiment d'impunité qui suscite aujourd'hui une vague d'indignation sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes et personnalités appellent désormais au boycott de l'enseigne.

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