À l'approche de la date butoir du 18 septembre pour la rentrée des classes au Ghana, une tension palpable règne au centre de résolution des affectations scolaires de Kumasi. Face au risque de voir leurs enfants manquer le début des cours, de nombreux parents revoient leurs exigences à la baisse, acceptant désormais des établissements de catégories C et D initialement refusés.
L'impératif de la scolarisation face aux ambitions académiques
Initialement, une partie des familles avait sollicité le centre de résolution pour contester les affectations, jugeant les écoles proposées en deçà des résultats obtenus par leurs enfants au BECE. Cependant, la réalité du calendrier académique a modifié la donne : dans certains établissements techniques, comme le Kumasi Technical Institute, les activités pédagogiques et les séances d'orientation ont déjà débuté. Cette situation a conduit les parents à privilégier l'accès immédiat à l'école plutôt que la recherche d'un établissement jugé plus prestigieux.
La question cruciale de l'hébergement et de la mobilité
Si le choix de l'établissement devient secondaire, la logistique demeure un point de friction majeur. Les parents dont les enfants ont été orientés vers des écoles éloignées de leur domicile expriment de vives inquiétudes concernant les coûts de transport et la sécurité des élèves. Ils appellent désormais les autorités éducatives à transformer ces affectations en statut d'interne pour les établissements distants, ou à garantir une proximité géographique pour les élèves externes, rendant le quotidien des familles plus soutenable.
La réponse du Ghana Education Service
Michael Owusu Baafi, porte-parole régional du Ghana Education Service (GES), a confirmé ce changement de posture des familles, soulignant que cette acceptation massive des places disponibles vise avant tout à sécuriser l'admission avant la date limite. Pour fluidifier les opérations, une file d'attente dédiée a été instaurée au centre de résolution afin de traiter prioritairement les parents ayant consenti à ces affectations. Le GES appelle par ailleurs à la patience, assurant que les dossiers déjà traités et en attente de mise à jour sur le portail numérique du système d'affectation seront régularisés dans les plus brefs délais.