À Kinshasa, le quartier Binza-Ozone subit une crise de mobilité exacerbée par l'état des infrastructures

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 46 lectures
À Kinshasa, le quartier Binza-Ozone subit une crise de mobilité exacerbée par l'état des infrastructures

Les résidents du quartier Binza-Ozone, dans la commune de Ngaliema à Kinshasa, font face à une dégradation critique de leurs conditions de mobilité. Entre l'état impraticable de la voirie et une offre de transport public défaillante, les usagers subissent des temps de trajet multipliés par quatre, impactant directement la productivité économique et la vie sociale des habitants.

L'initiative citoyenne face à l'urgence routière

Face à l'inaction des pouvoirs publics concernant l'entretien des axes routiers, les riverains ont été contraints de prendre les devants. Des travaux de réparation de fortune sont menés directement par les habitants sur les tronçons les plus dégradés pour tenter de maintenir une circulation minimale. Cette mobilisation souligne un sentiment d'abandon des populations locales, qui déplorent le contraste entre leur proximité géographique avec les centres de décision et la précarité réelle de leurs infrastructures de base.

La dépendance au secteur privé et ses conséquences

L'absence de lignes de la société publique Transco dans ce secteur place les usagers sous la dépendance exclusive des transporteurs privés. Cette situation crée un déséquilibre marqué : les chauffeurs, confrontés à des embouteillages chroniques, voient leur nombre de rotations quotidiennes chuter drastiquement. Pour compenser cette perte de revenus, les tarifs sont régulièrement révisés à la hausse, alourdissant le budget des ménages. Les conducteurs, contraints de débuter leur service dès 3 heures du matin, témoignent d'une organisation devenue insoutenable pour maintenir une activité viable.

Revendications pour une restructuration durable

Pour sortir de cette impasse, les habitants et les acteurs du transport formulent des demandes précises aux autorités. Ils réclament en priorité une réhabilitation durable des infrastructures routières, jugée indispensable pour désengorger le quartier. Au-delà des travaux de voirie, la population appelle à une extension du réseau Transco vers Ngaliema et à une réflexion sur le renforcement du transport ferroviaire urbain. L'enjeu est de passer d'une gestion de crise quotidienne à une planification structurée, incluant un partenariat plus cohérent entre l'État et les opérateurs privés pour garantir la fluidité des déplacements dans la capitale congolaise.

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