À quelques jours de la rentrée scolaire fixée au 2 septembre 2026, le corps enseignant de la province éducationnelle Maï-Ndombe 1 durcit le ton. Réunis à Inongo, les enseignants exigent le règlement de deux mois d'arriérés de salaires datant de la fin de l'année 2025 et du début de l'année 2026, menaçant de paralyser le système éducatif local par une grève sèche.
Un ultimatum face à l'inertie salariale
Le mouvement, porté par l'Intersyndicale locale sous la direction de Gédéon Mfuba Bompagne, dénonce des retards de paiement accumulés depuis décembre 2025 et janvier 2026. Au-delà de cette créance, les syndicalistes exigent une amélioration globale des conditions de travail. Ce préavis de grève, déposé officiellement, place les autorités devant une échéance critique : si aucune solution n'est trouvée d'ici le 2 septembre, les salles de classe de la province pourraient rester vides, compromettant ainsi le démarrage effectif de l'année scolaire 2026-2027.
Le contraste avec les ambitions nationales
Cette tension sociale survient alors que le ministère de l'Éducation nationale, représenté par la ministre d'État Raïssa Malu Dinanga, multiplie les concertations avec les responsables provinciaux à Kinshasa. Lors de la récente Conférence des ministres provinciaux de l'Éducation, la tutelle a réaffirmé sa volonté de voir les réformes structurelles, notamment la mécanisation et l'assainissement du fichier de paie, se concrétiser directement dans les établissements scolaires. Le cas du Maï-Ndombe illustre toutefois le décalage persistant entre les objectifs de réforme nationale et la réalité du terrain, où les retards de paiement continuent de fragiliser le corps enseignant.
L'absence de réponse des services de paie
À ce jour, le Service de contrôle et de la paie des enseignants ainsi que la direction provinciale de la paie n'ont formulé aucune réponse publique aux revendications des syndicats. L'absence de communication officielle sur le nombre exact d'écoles et d'enseignants impactés par ces arriérés laisse planer une incertitude sur l'ampleur réelle du mouvement de débrayage. Pour les observateurs, la résolution de ce conflit dépendra de la capacité du gouvernement central à régulariser rapidement la situation salariale avant la date butoir fixée par les enseignants.