À Goma, la précarité économique freine les préparatifs de la rentrée scolaire 2026-2027

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 34 lectures
À Goma, la précarité économique freine les préparatifs de la rentrée scolaire 2026-2027

À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, la ville de Goma fait face à une préparation particulièrement morose. Entre l'érosion du pouvoir d'achat des ménages et une paralysie prolongée du système bancaire, les familles peinent à s'équiper, tandis que les établissements scolaires enregistrent des taux d'inscription en berne.

Un marché des fournitures au ralenti

Dans les principaux centres commerciaux de Goma, comme le marché Virunga, l'effervescence habituelle précédant la reprise des cours fait place à une inquiétante léthargie. Les commerçants constatent une baisse drastique des ventes de fournitures et d'uniformes. Cette tendance reflète la détresse des parents, dont beaucoup avouent ne pas avoir réuni la moitié des ressources nécessaires pour assurer la scolarité de leurs enfants. La situation socio-économique, exacerbée par le contexte sécuritaire instable, limite drastiquement les capacités de consommation des ménages.

Des établissements scolaires en attente d'élèves

Si les infrastructures éducatives affichent un état de préparation avancé, le contraste avec la réalité du terrain est saisissant. À l'EP EPAIMOG, le directeur Mwamba John confirme que l'établissement est prêt à 90 % pour accueillir les élèves, incluant des dispositifs sanitaires préventifs contre Ebola. Pourtant, les listes d'inscriptions restent désespérément courtes. Ce faible taux d'affluence contraint les responsables d'écoles à maintenir leurs portes ouvertes aux retardataires, faute de pouvoir remplir les effectifs habituels.

L'impact durable de la paralysie bancaire

Le blocage des services financiers constitue un facteur aggravant majeur. Depuis deux ans, les banques de Goma sont à l'arrêt, une situation qui fragilise l'ensemble de l'écosystème économique local. Cette absence de liquidités et de services financiers formels entrave non seulement les transactions commerciales quotidiennes, mais empêche également les familles de planifier sereinement leurs dépenses éducatives. Pour les acteurs locaux, cette crise bancaire prolongée est un frein structurel qui pèse lourdement sur la capacité de la ville à maintenir une dynamique sociale normale à l'approche de cette nouvelle année scolaire.

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