À Gemena, la rentrée scolaire 2026-2027 démarre dans des écoles publiques incomplètes et sous-équipées

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 36 lectures
À Gemena, la rentrée scolaire 2026-2027 démarre dans des écoles publiques incomplètes et sous-équipées

La rentrée scolaire 2026-2027 a débuté mardi 1er septembre à Gemena, dans la province du Sud-Ubangi, mais plusieurs écoles publiques restent paralysées par des chantiers inachevés, malgré le déploiement du Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T). À l’Institut Picot, seulement 83 élèves sur les capacités d’accueil ont rejoint leurs classes, tandis que les responsables locaux dénoncent l’abandon des travaux par l’entreprise AronSefu. Une situation qui interroge l’efficacité des fonds alloués et la gestion des infrastructures éducatives.

Des bâtiments inachevés malgré les promesses du PDL-145T

À l’Institut Picot, les travaux financés par le PDL-145T devaient moderniser les infrastructures, mais les bâtiments restent incomplets après l’arrêt des chantiers par l’entreprise AronSefu. Le chef d’établissement, Jean-Mathieu Mbunza, alerte sur l’urgence d’achever ces ouvrages pour garantir des conditions d’accueil décentes aux élèves. Sans ces infrastructures, la reprise des cours s’annonce difficile, avec seulement 83 élèves inscrits le premier jour pour un établissement conçu pour 28 salles de classe.

Une reprise scolaire contrastée entre public et privé

Alors que les écoles publiques peinent à démarrer, les établissements privés affichent une fréquentation bien plus élevée. Au complexe scolaire Les Aiglons, plus de 365 élèves ont repris les cours dès le premier jour, illustrant un déséquilibre croissant entre les deux secteurs. Les responsables scolaires espèrent une hausse progressive des effectifs dans les prochains jours, mais la méfiance des familles envers les infrastructures publiques pourrait freiner ce rattrapage.

Qui porte la responsabilité des retards ?

Les autorités locales et nationales sont interpellées par les responsables éducatifs pour clarifier les causes de l’abandon des chantiers et accélérer leur finalisation. Jean-Mathieu Mbunza a sollicité l’implication directe des décideurs afin d’éviter que cette situation ne se reproduise. Une question se pose : les fonds du PDL-145T, destinés à améliorer l’accès à l’éducation, sont-ils correctement utilisés, ou faut-il revoir les mécanismes de suivi des projets ?

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