À Bobo-Dioulasso, la Semaine de l'hôtelier mise sur la formation technique pour renforcer la souveraineté économique

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 35 lectures
À Bobo-Dioulasso, la Semaine de l'hôtelier mise sur la formation technique pour renforcer la souveraineté économique

La ville de Bobo-Dioulasso accueille la deuxième édition de la Semaine de l'hôtelier, un événement d'envergure nationale dédié à la professionnalisation des métiers de l'accueil et de la restauration. Placé sous le thème de la souveraineté par l'innovation, ce rendez-vous mobilise plus de 1 000 participants autour d'un impératif : transformer l'hospitalité africaine en un levier stratégique de développement économique.

Un écosystème de formation au service de l'emploi

Durant dix jours, le centre de formation Sissima International Hotel School (SIHS) devient le théâtre d'un programme intensif comprenant 760 heures de formation. Les 15 modules proposés couvrent des domaines variés, allant de la gestion financière et du marketing digital à l'efficacité énergétique et aux techniques culinaires. Pour les autorités présentes, dont le ministre de l'Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle, Moumouni Zoungrana, cette initiative privée s'inscrit dans la vision de refondation nationale en dotant le pays d'une main-d'œuvre qualifiée et compétitive.

Convergence entre tradition et transformation numérique

L'édition 2026 marque une volonté claire d'hybrider les savoir-faire traditionnels avec les exigences technologiques modernes. Le groupe Sissima a profité de l'ouverture pour mettre en avant Faso Code X, un centre d'expertise dédié à l'intelligence artificielle et à la cybersécurité. Cette structure forme déjà une cinquantaine de jeunes, illustrant la volonté des acteurs du secteur de moderniser l'hôtellerie burkinabè par le numérique, tout en préservant l'identité culturelle qui fait la renommée de l'hospitalité locale.

L'entrepreneuriat comme moteur de résilience

Le message adressé aux apprenants par le ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, insiste sur le changement de paradigme attendu : les jeunes ne doivent plus seulement viser le salariat, mais devenir des entrepreneurs capables de créer de la valeur et d'employer à leur tour. Cette approche vise à faire du secteur hôtelier un pilier de l'autonomie économique nationale. L'événement, qui s'achèvera par la « Nuit de l'hôtelier », ambitionne de pérenniser ce label burkinabè pour en faire une référence régionale capable de rayonner à l'international.

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