La recrudescence de l'épidémie d'Ebola dans la commune de Mulekera, à Beni, se heurte à une résistance communautaire préoccupante. Après une agression violente contre des agents de santé dans le quartier Kasanga-Tuha, les autorités locales de la jeunesse appellent à une mobilisation citoyenne pour faciliter les opérations de riposte sanitaire.
Une entrave aux opérations de santé publique
Le 19 août 2026, une mission de sensibilisation a été violemment prise à partie par des individus non identifiés dans le quartier Kasanga-Tuha. Cette attaque, qui a occasionné plusieurs blessés parmi les agents de terrain, illustre les tensions persistantes entre une partie de la population et les équipes médicales. Ces incidents compromettent directement l'accès aux foyers infectés et freinent les efforts de traçage des contacts, essentiels pour endiguer la propagation du virus.
L'appel à la responsabilité de la jeunesse
Face à cette situation, Kamabu Mukama, président du Conseil communal de la jeunesse de Mulekera, a fermement condamné ces actes de violence. Il exhorte les jeunes de la localité à se désolidariser des mouvements de résistance et à devenir des relais de confiance auprès des communautés. Selon lui, la collaboration avec les professionnels de santé est la seule voie pour protéger la population locale contre une épidémie dont les conséquences humaines pourraient être désastreuses en cas d'inaction.
L'impératif du respect des mesures barrières
La stratégie de lutte contre Ebola repose sur une discipline collective stricte. Le Conseil de la jeunesse insiste sur la nécessité de garantir le libre passage des équipes de riposte vers les sites identifiés comme foyers de contamination. La persistance de la méfiance communautaire est perçue comme un facteur aggravant qui prolonge la durée de vie de l'épidémie sur le territoire. L'enjeu est désormais de transformer l'attitude de la jeunesse locale pour qu'elle passe d'une posture d'obstruction à un rôle d'accompagnement actif des mesures sanitaires en vigueur.