Dans la commune de Barsalogho, la campagne agricole 2026 affiche des perspectives encourageantes malgré une installation tardive des précipitations et des épisodes de sécheresse localisés. Les producteurs locaux, portés par des techniques culturales adaptées, anticipent une moisson satisfaisante, conditionnée toutefois par la régularité des pluies dans les semaines à venir.
L'efficacité des techniques culturales face aux aléas
Pour pallier l'irrégularité des pluies, les agriculteurs de la zone ont recours à des méthodes éprouvées pour optimiser les rendements. À Gabou, le recours à la technique du zaï permet à certains exploitants de maintenir une physionomie de culture robuste sur leurs parcelles. Rasmane Ouédraogo, qui cultive trois hectares de sorgho, projette ainsi une récolte de 2,5 tonnes. Cette approche technique s'avère déterminante pour stabiliser la production dans un contexte climatique devenu imprévisible.
La solidarité foncière au service des déplacés
Le secteur agricole à Barsalogho est également marqué par une dynamique de solidarité face au contexte sécuritaire. Certains exploitants ont fait le choix de céder une partie de leurs terres à des personnes déplacées internes (PDI) afin de leur permettre de subvenir à leurs besoins. Ce partage des ressources foncières illustre une stratégie de résilience collective, permettant à des familles ayant subi des déplacements forcés de reprendre une activité agricole et de viser une autonomie alimentaire, à l'image de BYJ, revenu sur ses terres après quatre années d'absence.
Diversification et espoirs de moisson
Au-delà du sorgho, pilier de la production locale, les agriculteurs diversifient leurs cultures pour répondre aux besoins des ménages. À Basma, des exploitantes comme Minata Sawadogo privilégient la culture de l'arachide et du voandzou, en complément du sorgho, pour assurer la sécurité alimentaire de leurs familles. Si l'état actuel des champs suscite un optimisme mesuré, la réussite finale de cette campagne repose désormais sur la poursuite des précipitations jusqu'à la phase de maturation des cultures, un point de vigilance crucial pour l'ensemble des producteurs de la commune.