Une réunion tenue le 9 septembre à Bafoulabé a abouti à la création d’un comité de suivi chargé de piloter les 68 millions de FCFA du fonds minier alloués au développement local. Cette initiative implique les autorités communales, le préfet, le maire, des représentants de la société civile et la majorité des chefs de village.
Composition et mandat du comité de suivi
Le comité réunit le préfet de la région, le maire de Bafoulabé, des membres de la société civile et les chefs de village qui ont participé à la réunion. Son rôle principal est de garantir la transparence et l’efficacité de l’utilisation du fonds, en assurant un suivi régulier des projets financés et en rendant compte aux parties prenantes.
Priorités d’affectation du fonds minier
Les 68 millions de FCFA seront répartis entre plusieurs secteurs jugés prioritaires pour la population locale. Une part importante sera investie dans l’éducation, notamment la rénovation d’écoles et l’achat de matériel pédagogique. Le secteur de la santé bénéficiera de la construction ou de la réhabilitation de centres de santé, ainsi que de l’acquisition d’équipements médicaux. Le volet hydraulique vise à améliorer l’accès à l’eau potable, tandis que des fonds seront également alloués à la création ou à la modernisation de marchés, afin de dynamiser l’activité économique locale.
Participation des chefs de village et portée communautaire
Sur les 32 chefs de village de la commune, 27 ont été présents, montrant un fort engagement des autorités traditionnelles. Leur implication dans le comité permet d’assurer que les projets répondent aux besoins réels des communautés et facilite la mobilisation des populations autour des initiatives de développement.
Enjeux et perspectives pour Bafoulabé
La mise en place de ce dispositif de suivi représente une étape clé pour renforcer la gouvernance locale et lutter contre les dérives de mauvaise gestion des ressources minières. Si le comité parvient à appliquer les fonds de manière ciblée, Bafoulabé pourrait voir une amélioration tangible de ses indicateurs sociaux, notamment le taux de scolarisation, l’accès aux soins et la disponibilité d’eau potable. Le suivi rigoureux et la transparence seront toutefois déterminants pour maintenir la confiance des habitants et des partenaires institutionnels.