Les autorités traditionnelles de la communauté historique d'Akwaboa, dans la région Ashanti, tirent la sonnette d'alarme face à l'état de délabrement avancé de leur réseau routier. Cette situation, qui entrave les activités économiques et menace la santé des habitants, fragilise également la confiance des populations envers leurs chefs coutumiers.
Un impact sanitaire et économique critique
La dégradation des voies d'accès, marquées par des nids-de-poule profonds et une poussière omniprésente, engendre des conséquences directes sur le quotidien des résidents. Les autorités locales rapportent une recrudescence de troubles respiratoires au sein de la population, directement liés à l'exposition constante à la poussière. Sur le plan économique, le coût de maintenance des véhicules devient prohibitif pour les transporteurs, qui menacent de suspendre leurs services. Cette situation isole les communautés riveraines, notamment lors de la saison des pluies, et pèse lourdement sur les agriculteurs et les commerçants qui peinent à acheminer leurs produits.
La crise de confiance envers les autorités traditionnelles
Le mécontentement des habitants se cristallise sur les chefs coutumiers, accusés d'inaction face à l'enclavement de la zone. Pourtant, sous l'égide de l'Akwaboahene, Nana Kusi Agyapong Appau, les dignitaires affirment avoir multiplié les démarches auprès de l'Assemblée de district, du Conseil de coordination régional et du ministère des Routes et des Autoroutes. Malgré ces sollicitations répétées, aucune amélioration concrète n'a été constatée, plaçant les chefs dans une position délicate vis-à-vis de leurs administrés.
L'urgence d'une réponse gouvernementale
Si des informations font état d'un contrat de réhabilitation attribué pour le tronçon partant d'Adankwame, les chefs d'Akwaboa réclament une accélération des travaux pour désenclaver leur localité. Ils soulignent que la réfection de cet axe permettrait de désengorger les autoroutes artérielles de Sunyani et Barekese, offrant ainsi une alternative logistique viable pour la région. Les autorités traditionnelles mettent en garde contre le risque d'agitation sociale au sein de la jeunesse si aucune mesure urgente n'est prise pour répondre à cette demande d'infrastructure essentielle.