Cinquante journalistes ouest-africains ont interpellé le président béninois Romuald Wadagni pour exiger la libération immédiate de Hugues Comlan Sossoukpè, fondateur du média en ligne Olofofo, détenu depuis un an à la prison civile de Cotonou.
Selon le texte source, le journaliste a été enlevé le 10 juillet 2025 à Abidjan avant d’être transféré de force au Bénin le même jour par avion privé. Son collaborateur, Ali Moumouni, a été arrêté six jours plus tard et incarcéré dans les mêmes conditions. Aucun procès n’a encore été fixé pour les deux hommes.
Les signataires, issus de plusieurs pays de la sous-région, soulignent les conditions de détention strictes imposées à Hugues Comlan Sossoukpè : isolement prolongé, absence de visites et sorties limitées dans la cour de la prison jusqu’au printemps 2026. Malgré une légère amélioration récente, sa situation reste préoccupante, notamment en raison de problèmes oculaires non pris en charge malgré des demandes répétées.
L’enlèvement et la détention du journaliste ont été qualifiés de « jamais-vu dans la région » par Reporters sans frontières, qui a saisi la Cour de Justice de la Cedeao pour sanctionner le rôle des autorités ivoiriennes et béninoises dans ce transfert forcé. Le média rapporte que cette affaire illustre la dégradation de la liberté de la presse au Bénin, pays ayant reculé de 21 places dans le Classement mondial de la liberté de la presse en 2026.
Les signataires appellent à une libération immédiate des deux journalistes, soulignant que leur détention prolongée et arbitraire porte atteinte à l’image du Bénin en Afrique de l’Ouest.