250 000 FCFA par étudiant : les dysfonctionnements du programme « Un Étudiant, un Ordinateur » point

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 33 lectures
250 000 FCFA par étudiant : les dysfonctionnements du programme « Un Étudiant, un Ordinateur » point

Le ministre de l’Énergie et du Pétrole accuse son successeur à l’Enseignement supérieur d’avoir privilégié des versements directs aux étudiants plutôt que la livraison d’ordinateurs, malgré des contrats signés et du matériel stocké depuis plus d’un an au Port autonome de Dakar.

Un programme en suspens et des équipements inutilisés

Le programme « Un Étudiant, un Ordinateur », censé doter les étudiants d’équipements numériques, fait l’objet de vives critiques. Selon le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Dr Abdourahmane Diouf, près de 20 000 ordinateurs destinés aux bénéficiaires du programme seraient restés inutilisés pendant plus d’une année au Port autonome de Dakar. Pire, des contrats auraient été signés pour ce projet, sans que les équipements ne soient distribués. Les étudiants de l’Université Cheikh Hamidou Kane (UNCHK) en auraient particulièrement pâti, n’ayant jamais reçu les ordinateurs promis.

Le ministre a également révélé que des versements directs de 250 000 francs CFA par étudiant auraient été privilégiés, alors que le matériel appartenait pourtant aux universités. Une décision qui interroge sur la gestion des fonds publics et l’efficacité des mécanismes de suivi des projets gouvernementaux. Ces pratiques soulèvent des questions sur la transparence et la reddition des comptes dans la mise en œuvre des politiques éducatives.

Des interrogations sur les contrats et les responsabilités

Au-delà des ordinateurs stockés, Dr Abdourahmane Diouf a pointé un contrat de 6 milliards de francs CFA signé par le directeur de l’Enseignement supérieur, sans préciser les circonstances exactes. Il a appelé à une commission d’enquête pour faire la lumière sur ces choix et sur les règles ayant guidé ces décisions. Ces révélations interviennent dans un contexte où les universités sénégalaises, comme l’UNCHK, peinent à offrir des conditions d’études optimales, notamment en matière d’accès au numérique.

Cette affaire met en lumière les défis persistants dans la gestion des programmes publics au Sénégal, où les fonds alloués à l’éducation et à l’innovation peinent parfois à atteindre leurs destinataires. Les dysfonctionnements signalés pourraient avoir des répercussions sur la crédibilité des politiques éducatives et sur la confiance des citoyens dans les institutions. Une enquête approfondie s’impose pour clarifier ces zones d’ombre et garantir une utilisation optimale des ressources dédiées à l’enseignement supérieur.

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