Le 11 septembre 2001 a marqué un tournant dans l'histoire du renseignement et de la sécurité, avec des leçons qui continuent d'être apprises 25 ans plus tard.
Un échec colossal du renseignement
L'attaque du 11 septembre 2001 a été un échec colossal du renseignement, plus précisément un manque d'imagination au sein de la communauté du renseignement américain. La CIA et le FBI disposaient d'informations qui, si elles avaient été partagées correctement, auraient pu empêcher la tragédie.
Réorganisation et coopération
Depuis, une réorganisation en profondeur du renseignement américain a eu lieu, avec la création d'un Centre national de lutte contre le terrorisme près de Washington et d'un Directeur du renseignement national pour assurer le partage d'informations entre les 18 agences de renseignement américaines. La relation entre la CIA et son homologue britannique, le Secret Intelligence Service (MI6), est la plus étroite au monde.
Les échecs persistants
Malgré ces changements, des échecs désastreux ont persisté. L'invasion américaine de l'Irak en 2003 a été basée sur un renseignement profondément erroné, selon le général Sir Richard Shirreff. MI6 a subi un revers de réputation en fournissant au gouvernement Blair un renseignement défectueux sur les armes de destruction massive en Irak.
La menace persistante du terrorisme
La menace du terrorisme n'a pas disparu, mais la nature de la menace a évolué. Lord Jonathan Evans, ancien chef de MI5, souligne que les menaces étatiques de la part de la Russie, de l'Iran, de leurs mandataires et de la Chine sont désormais aussi graves que le terrorisme non étatique.
Calculs moraux et droits humains
Dans la foulée des attaques du 11 septembre, des abus des droits humains ont été commis, avec des suspects détenus sans procès à Guantanamo Bay. Des scandales d'abus de prisonniers en Irak et en Afghanistan ont été révélés, mais des critiques affirment que des figures plus haut placées ont échappé aux conséquences.
L'émergence de la Chine et de la Russie
Les agences de renseignement occidentales ont manqué la montée en puissance de la Chine et de la Russie comme puissances militaires et stratégiques. Ces pays sont considérés comme des cibles difficiles pour le renseignement, avec des innovations comme les missiles hypersoniques qui ont érodé l'avantage militaire de l'OTAN.