15 000 Malawites fuient avant l’explosion.

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 124 lectures
15 000 Malawites fuient avant l’explosion.

L’Afrique du Sud tremble. Depuis des semaines, des groupes radicaux menacent : délais expirés, commerces pillés, vies brisées. Les Malawites, parmi les plus vulnérables, choisissent de partir. 15 000 ont déjà quitté le pays. Pourquoi ? Parce que les appels à la violence contre les étrangers ne sont plus des rumeurs.


Un ultimatum qui divise. Depuis le 15 juin, des milices citoyennes (certaines liées à des partis politiques) fixent une échéance : le 30 juin. D’ici là, les migrants en situation irrégulière doivent quitter le pays. Sinon, des manifestations organisées à l’échelle nationale devraient plonger le pays dans le chaos. Les autorités sud-africaines, bien que critiques, restent silencieuses. Un silence qui en dit long.

Les premières émeutes ont éclaté dès mai. À Johannesburg, des commerces tenus par des Congolais, Mozambicains ou Malawites ont été détruits. Des agressions ciblées se multiplient. Qui protège ces hommes et femmes sans défense ?


Les Malawites, premières victimes. Le Malawi compte parmi les pays les plus pauvres d’Afrique. Ses ressortissants, souvent employés comme domestiques ou ouvriers, sont les plus exposés. Ils n’ont ni papiers, ni réseaux, ni voix. Face à la menace, beaucoup optent pour l’exil. Certains regagnent leur pays natal, d’autres tentent leur chance en Zambie ou au Zimbabwe. Mais le chemin est semé d’embûches : combien mourront en route ?

Les ONG dénoncent une crise humanitaire. Les hôpitaux sud-africains refusent parfois de soigner les migrants. Les écoles les excluent. L’Afrique du Sud, terre de liberté promise, devient un enfer pour ses invités.


Un pays à l’agonie ? L’Afrique du Sud, autrefois fierté du continent, sombre dans l’absurde. Un pays riche, mais incapable de protéger ses plus fragiles. Les manifestations anti-immigrés ? Une diversion. Ou le symptôme d’un mal plus profond : le mépris des élites pour leur propre peuple.

Le gouvernement de Cyril Ramaphosa joue les équilibristes. Il condamne les violences… tout en laissant faire. Est-ce de la faiblesse ou de la lâcheté ?


Et maintenant ? Le 30 juin approche. Les rues pourraient s’embraser. Les migrants, déjà traqués, devront choisir : fuir, se cacher, ou affronter la colère d’une foule enragée.

Une chose est sûre : l’Afrique du Sud ne sera plus jamais la même. Les étrangers partiront. Les Sud-Africains resteront. Mais à quel prix ?

Le continent entier regarde. Et se demande : jusqu’où ira la haine avant que personne ne résiste ?

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