Du 17 au 23 août 2026, le Service départemental des Eaux et Forêts de Gogo a recensé 150 occupants illégaux de la zone tampon du Parc national du Kaboré‑Tambi. Tous ont signé des engagements de respecter les règles de gestion du parc, un pas décisif pour renforcer la protection de l’espace et apaiser les tensions entre agriculteurs et éleveurs.
Recensement et engagement des occupants illégaux
Lors d’une opération de terrain menée pendant une semaine, les agents du SDEF‑GGO ont identifié 150 personnes vivant ou cultivant illégalement dans la bande tampon du parc. À l’issue du recensement, chaque occupant a apposé sa signature sur un document d’engagement, promettant de se conformer aux dispositions réglementaires dès la fin de la saison hivernale. Cette démarche officielle vise à transformer une situation de non‑conformité en un cadre de coopération entre les autorités forestières et les communautés locales.
Sensibilisation et balisage : un processus amorcé en 2026
Le recensement s’inscrit dans une série d’actions lancées au début de l’année 2026. Le service forestier a organisé plusieurs rencontres de sensibilisation avec les habitants de la zone, expliquant les enjeux de la protection du parc et les règles d’exploitation autorisées. Parallèlement, les limites des bandes d’exploitation ont été marquées à la peinture, afin de rendre visibles les zones où l’activité humaine est permise ou interdite. Ces mesures visent à clarifier les frontières entre usage durable et préservation stricte.
Objectifs de protection et de cohésion sociale
Adama Kaboré, chef de poste de Gogo, a souligné que l’opération, réalisée en collaboration avec la Délégation spéciale, poursuit deux objectifs majeurs : renforcer la protection du Parc national du Kaboré‑Tambi et promouvoir la cohésion sociale dans les villages riverains. En encadrant les activités agricoles et pastorales, les autorités espèrent prévenir les conflits récurrents entre agriculteurs et éleveurs, tout en garantissant une exploitation durable des ressources forestières ligneuses et non ligneuses.
Enjeux pour les populations riveraines
Les ressources forestières de la zone tampon sont essentielles à la satisfaction des besoins alimentaires, énergétiques, sanitaires et sociaux des communautés locales. En assurant un accès régulé à ces produits, le SDEF‑GGO cherche à concilier les exigences de subsistance des habitants avec les impératifs de conservation du parc. Le succès de cet engagement dépendra de la capacité des autorités à suivre le respect des règles et à soutenir les alternatives de revenu durable pour les populations concernées.