Le projet de loi sur les polices d’État au Nigeria peine à atteindre le quorum constitutionnel malgré l’appui de quatre États

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 46 lectures
Le projet de loi sur les polices d’État au Nigeria peine à atteindre le quorum constitutionnel malgré l’appui de quatre États

Le texte de modification de la Constitution nigériane, transmis le 16 septembre 2026 par l’Assemblée nationale, vise à instaurer des polices d’État afin de renforcer la sécurité. À ce jour, seules quatre des trente‑six assemblées d’État l’ont approuvée, laissant le projet loin du seuil de deux‑tiers requis pour passer à l’étape suivante.

État d’avancement : quatre États donnent leur feu vert

Les assemblées d’Edo, d’Osun, d’Oyo et de Rivers ont déjà adopté le projet de loi clause par clause, sans aucune modification. À Edo, le vote a été mené par le président de l’Assemblée, Adewale Egbedun, et la résolution a été signée pour être transmise au Parlement fédéral. Osun a suivi le même schéma le 22 septembre, tandis qu’Oyo a validé le texte après une lecture en comité complet. À Rivers, le président Martin Amaewhule a présenté le projet aux législateurs, qui l’ont unanimement soutenu, soulignant son rôle potentiel dans la création d’un cadre constitutionnel pour les forces de police locales.

Retards et blocages dans le Nord et le Sud‑Est

Dans plusieurs régions, le processus est à l’arrêt. Des États comme Kano, Kwara, Kebbi, Taraba et Gombe déclarent ne pas avoir reçu le texte, ce qui les empêche de le débattre. D’autres, dont Borno, Yobe, Nasarawa, Zamfara et Sokoto, ont reçu le projet mais ne l’ont pas encore inscrit à l’ordre du jour. Au Sud‑Est, les assemblées d’Anambra, d’Abia, d’Enugu, d’Imo et d’Ebonyi n’ont pas encore entamé de discussion formelle, même si Ebonyi a confirmé la réception et promet une « délibération accélérée ». Dans le Sud‑Ouest, Ondo, Ekiti et Ogun étudient encore le projet, tandis que Lagos, bien qu’en faveur du principe, n’a pas encore voté le texte complet.

Enjeux pour la sécurité et la gouvernance nigériane

Le projet d’amendement prévoit la création de polices d’État tout en maintenant la Nigeria Police Force comme police fédérale, avec l’objectif de rapprocher les forces de l’ordre des communautés locales. Les partisans, dont plusieurs leaders d’assemblées, avancent que cela pourrait créer des emplois et améliorer la réactivité face aux menaces sécuritaires croissantes. Cependant, le délai de 30 jours fixé par l’Assemblée nationale pour recueillir les résolutions des États reste une cible administrative, non une contrainte constitutionnelle, ce qui explique les hésitations et les demandes de consultations supplémentaires. Tant que le quorum de 24 assemblées n’est pas atteint, la réforme restera en suspens, laissant le débat sur la décentralisation de la police comme l’un des points les plus critiques de la politique sécuritaire du pays.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.