L'antenne de l'État d'Enugu de l'Association médicale nigériane (NMA) tire la sonnette d'alarme sur la dégradation de la santé physique et mentale des praticiens. À l'occasion de la Semaine des médecins 2026, l'organisation a exhorté les autorités locales à transformer les conditions de travail pour prévenir l'épuisement professionnel et les risques de maladies cardiovasculaires au sein du corps médical.
Un système de santé sous tension
Le Dr Ortuanya Emeka, président de la NMA à Enugu, souligne que la charge de travail actuelle des médecins est devenue insoutenable. Entre les horaires extensifs, la gestion constante des urgences et la pression émotionnelle liée à la souffrance humaine, les praticiens négligent souvent leur propre santé. Selon l'association, la pérennité du système de santé nigérian ne peut reposer uniquement sur l'engagement professionnel des individus, mais nécessite des politiques publiques robustes, des infrastructures adéquates et une intégration technologique responsable.
Appel à une réforme des conditions de travail
La NMA interpelle directement le gouverneur Peter Mbah et le commissaire à la Santé, le Pr George Ugwu, pour placer le bien-être des médecins au rang des priorités opérationnelles. L'association insiste sur le fait qu'une main-d'œuvre épuisée compromet inévitablement la qualité des soins prodigués aux patients. Les revendications portent sur une revalorisation des rémunérations, des perspectives de progression de carrière claires, ainsi qu'un accès garanti aux ressources essentielles pour exercer la médecine dans des conditions dignes.
La sécurité des praticiens en question
Au-delà de l'épuisement, l'insécurité dans les établissements hospitaliers constitue un point de friction majeur. Le Dr Ortuanya a fermement condamné les violences, intimidations et harcèlements dont sont victimes les professionnels de santé. Il rappelle que les hôpitaux doivent demeurer des sanctuaires de guérison. La NMA prévient que toute tolérance envers ces agressions fragilise l'efficacité du système de soins et demande aux autorités de garantir un environnement de travail sécurisé, condition sine qua non pour maintenir une force médicale motivée et opérationnelle dans l'État.