IA et droits d’auteur : le BBDA rappelle que les œuvres purement générées par IA restent non protégées, débat du forum REMA 2026 à Ouagadougou

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 48 lectures
IA et droits d’auteur : le BBDA rappelle que les œuvres purement générées par IA restent non protégées, débat du forum REMA 2026 à Ouagadougou

Le forum des Rencontres musicales africaines (REMA) du 22 octobre à Ouagadougou a mis en lumière les limites du cadre juridique burkinabè face aux œuvres musicales entièrement créées par l’intelligence artificielle, soulevant des questions de protection, de contribution humaine et d’impact économique pour les artistes.

Le droit d’auteur burkinabè ne reconnaît pas les créations purement artificielles

Chantal Kaboré, secrétaire générale du Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA), a rappelé que la législation actuelle attribue la paternité d’une œuvre à une personne physique. En conséquence, une musique générée sans intervention humaine ne peut pas être couverte par le droit d’auteur. Le BBDA travaille toutefois à développer des outils techniques capables d’identifier les productions issues de l’IA et de quantifier la part réelle du créateur humain.

Artistes et experts : entre opportunités technologiques et risques de plagiat

Luc Mayitoukou, spécialiste sénégalais des industries culturelles et créatives, a souligné que l’IA peut devenir un levier de promotion et d’amélioration du mixage ou du mastering des titres. Il a toutefois mis en garde contre les risques de plagiat et d’atteinte à la propriété intellectuelle, rappelant que l’usage de ces outils doit s’accompagner d’une vigilance accrue.

Des créateurs en attente de directives claires

La musicienne burkinabè Flora Paré a indiqué ne pas encore intégrer l’IA dans son processus créatif, préférant attendre des lignes directrices précises qui définissent la part autorisée de l’outil sans effacer le rôle de l’auteur. Son positionnement reflète le sentiment partagé par plusieurs participants : la nécessité d’un cadre réglementaire transparent avant d’adopter massivement ces technologies.

REMA 2026 : un cadre plus large pour soutenir l’économie musicale

Cette neuvième édition des REMA, lancée le 21 octobre au Centre culturel du Faso, réunit 18 pays africains et se poursuit jusqu’au 24 octobre. Au cœur du programme, la transformation des audiences numériques est présentée comme un vecteur de soutien économique pour les artistes, notamment via l’achat de musique en ligne et la fréquentation des concerts. Le débat sur l’IA s’inscrit ainsi dans une réflexion globale sur la manière dont les nouvelles technologies peuvent renforcer ou fragiliser les modèles de revenus du secteur musical en Afrique.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.