Dialogue requis au Sénégal sur la LFR 2026, le gouvernement menace d’action institutionnelle tandis que Pastef défie le Premier ministre

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 25 lectures
Dialogue requis au Sénégal sur la LFR 2026, le gouvernement menace d’action institutionnelle tandis que Pastef défie le Premier ministre

Le gouvernement sénégalais appelle au dialogue sur la loi de finances rectificative 2026, avertissant que le blocage pourrait activer des mécanismes institutionnels, tandis que l’opposition de Pastef, détentrice de 130 des 165 sièges à l’Assemblée nationale, défie le Premier ministre et exige des comptes. Le débat sévit entre le chef du gouvernement Ahmadou Al Aminou Lô et les responsables de Pastef, notamment le député Amadou Ba, dans un contexte de tensions croissantes autour du budget et des menaces constitutionnelles potentielles.

Le gouvernement appelle au dialogue sur la LFR 2026

Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a exhorté les députés à approuver la loi de finances rectificative 2026, soulignant que le rejet pourrait affecter les entreprises du BTP, leurs fournisseurs et les travailleurs liés aux chantiers arrêtés. Il a mis en garde : “Ne punissez pas le peuple”, tout en présentant les difficultés de trésorerie des entreprises et les risques pour les salaires. Le chef du gouvernement a aussi présenté les priorités sociales, annonçant 400 000 bénéficiaires cette année et un million l’année prochaine, ainsi qu’une réduction de 180 milliards de francs CFA des dépenses de fonctionnement de l’administration centrale. Il a préféré le dialogue, mais a évoqué le recours à des mécanismes institutionnels si le blocage persistait, notamment à l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse.

Pastef défie le Premier ministre et exige des comptes

Le député Amadou Ba a défié le Premier ministre Al Aminou Lô, lui demandant de rendre public tout dossier qu’il détiendrait contre l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko et de cesser ses menaces. Ba a aussi contesté les propos attribués à Lô sur la compréhension du français par les députés de Pastef. Députés de l’opposition comme El Malick Ndiaye ont exigé que les parlementaires de la majorité soient respectés avant tout dialogue, tandis que Guy Marius Sagna a présenté Pastef comme un “bouclier du peuple” protégeant les Sénégalais d’un accord qu’il attribue à Diomaye, au FMI et à Macky Sall.

Impact économique et social de la crise budgétaire

Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, a mis en garde contre les risques d’un rejet du budget pour la crédibilité de l’État auprès des populations, du secteur privé et des partenaires internationaux. Les difficultés de trésorerie des entreprises du BTP et les menaces sur les salaires illustrent les conséquences concrètes d’un blocage prolongé. Parallèlement, le gouvernement a souligné la préservation des bourses sociales, avec une extension progressive des bénéficiaires.

Menaces institutionnelles et prochaines étapes

Le Premier ministre a indiqué que l’exécutif pourrait activer des prérogatives constitutionnelles, notamment la motion de censure, la dissolution de l’Assemblée nationale et le vote bloqué. L’examen en séance plénière de la LFR est prévu mardi 27 octobre à 10 heures. Des députés de l’opposition, tels qu’El Hadji Malick Gakou, ont exprimé leur soutien aux parlementaires de Pastef, défendant les intérêts des populations face aux choix budgétaires de l’exécutif.

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